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Bioéthique

Bioéthique

Il faut s'opposer à la commercialisation de méthode permettant de choisir le sexe de son enfant !

Le 4 janvier 2019

        Au mépris des Etats Généraux de la Bioéthique, nous avons eu le droit les mois passés de subir la promotion par plusieurs personnalités de la télévision du droit à acheter à l'étranger des enfants via le procédé illégal en France de la Gestation pour Autrui (GPA), autrement dit la location du ventre d'une femme.

Bien sûr, les partisans de la GPA, présentaient des modèles de famille aimante mais oubliaient volontairement de parler du système indigne qui se cachait derrière ces procédés. De la même façon, les cas exceptionnels de "GPA éthiques" qui n’impliquent pas de contrat commercial, sont constamment mis en avant alors qu'ils sont complètement marginaux.

Aussi je suis particulièrement choquée qu'en ce début d'année cruciale, année où va s'ouvrir les débats sur la prochaine loi bioéthique, des opérations de promotion permettant aux parents de choisir le sexe de leur enfant se diffusent dans les médias.

Ainsi, une application présentée comme révolutionnaire aiderait les femmes à guider leur style de vie pour orienter le sexe de l'enfant à naître. Bien heureusement, ce procédé a provoqué une levée de bouclier chez les médecins français contestant la validité scientifique. Mais au-delà de promouvoir une méthode scientifiquement contestable, ce procédé transforme la procréation en un processus commercialisable. On peut louer des ventres aux Etats-Unis, en Inde ou en Asie du Sud-Est, pourquoi ne pourrait-on pas choisir le sexe de notre enfant? Et puis, pourquoi ne pas choisir aussi sa couleur de cheveux? La couleur de ses yeux? Et pourquoi ne pas décider de l'ensemble des caractéristiques?

Le choix du sexe est d'autant plus absurde que les valeurs de notre civilisation sont fondées sur l'égalité des genres. Quelle est cette pseudo-modernité qui se bat pour le droit à l'égalité et autoriserait une entreprise à faire de l'argent sur la discrimination ?

Hélas, rappelons que les discriminations contre les petites filles ont conduit à des situations terribles. Il existe des pays où de telles méthodes peuvent conduire ou conduisent déjà à une sélection pré-natale pour favoriser les garçons. Du Pakistan à la Chine, en passant par de nombreux pays d'Afrique, il existe des cultures locales favorisant les enfants de sexe masculin. Ces pratiques pouvant aller parfois jusqu'à l'élimination forcée des fœtus de sexe féminin en Inde.

Face à ces dérives, nous devons êtres vigilants concernant la manipulation du vivant, l'idéologie alliée au marketing pourront toujours nous vendre les bienfaits de la manipulation génétique. En France, nous avons les lois Bioéthiques qui permettent de réguler la manipulation du vivant et éviter de graves dérives. Elles sont pourtant possibles: on voit chaque jour un peu plus de propagande faisant la promotion de la commercialisation du vivant.

En 2019, Emmanuel Macron va rouvrir le débat des lois Bioéthique. Debout La France sera vigilant et défendra des lois protectrices et équilibrées défendant les libertés individuelles, les droits acquis et la science mais tout en imposant des barrières inébranlables concernant la manipulation du vivant et du génome.

N'oublions jamais les enseignements de François Rabelais, Médecin et auteur: "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

Cécile Bayle de Jessé
Membre du bureau Debout la France
Déléguée nationale à l'épanouissement familial